Edito

Hommage à Maman Olangi

 
Mardi 5 juin, vers 5 heures du matin… Je reçois un coup de fil des plus ordinaires! Une amie m’apprend la mort brutale de celle que d’aucuns appellent affectuesement Maman Olangi, une grande dame que j’ai eu à côtoyer de près. Je n’en crois pas mes oreilles, ou plutôt je crois à une méprise de la part de ma source. Vite, je recoupe l’information, en appelant un proche de la famille biologique, mais en vain.

Je me rabats sur Tyno Luboya, responsable de la communication de la Fondation Olangi Wosho, qui, hélas, me confirme enfin la terrible nouvelle! Un vrai tonnerre dans mes oreilles que je renvoie vite à mon directeur de Publication!

Un peu comme une boxeuse sonnée, je fais, d’un doigt sur un Rewing mental, défiler pêle-mêle des images d’il y a quelques mois dans leurs résidences de Kintambo et de Ngaliema : la servante de Dieu moulée dans du beau linge de Bazin riche bien cousu, échangeant avec des proches et des combattants spirituels… Des images et des propos dits en faveurs du magazine Grace Monde, quand en mars 2017, elle a été, à juste tire, désignée comme la meilleure femme entrepreneure de l’année. Cette bouillante servante Dieu de taille imposante, qui s’illustre toutefois comme une brillante combattante spirituelle, aura beaucoup fait pour des Congolais et surtout dérangé considérablement le Serpent ancien et ses lieutenants.

Puis, j’ai pensé aux enfants Olangi. J’ai aussi pensé à ces proches collaborateurs de la fondation censés assurer la continuité du combat spirituel dans ce nouveau western qu’est devenue Kin-la-rebelle! Enfin,j’ai pensé à ces procès à la con qui se terminent sur un révoltant goût d’inachevé… Non plus avec de l’encre, mais plutôt avec mes larmes… Adieu, Maman Olangi !

Avec grande peine, je ne pouvais pas m’empêcher de réagir en sanglotant et j’ai ainsi décidé de rendre hommage à cette grande dame, servante de Dieu, pour ce qu’elle a accompli. Comme d’aucuns qui l’ont côtoyée de près et de loin, j’ai dit en silence : Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris! Qu’il soit donc loué! En tant que chrétienne, j’ai pu mesurer l’impact de son ministère. L’apport de l’avènement du message du combat spirituel dans la spiritualité de l’église en RDC et dans le monde. Certes, il y a eu des ratés, car c’est une oeuvre faite par des hommes. Des enseignements dispensés par des hommes.

Des Hommes qui ont prêché à des Hommes, et pas toujours de forte instruction, avec leurs propres fondamentaux. Hommes de Dieu mais des hommes quand même, donc perfectibles. Tout n’a pas été parfait? Je vous le concède. Même l’évangile prêché par Paul, qui avait pourtant implanté et modelé les églises d’Asie et d’Europe a eu besoin des épitres pour son recadrage et multiples amendements.

Ces enseignements en RD Congo ont été enseignés par des femmes et des hommes, à des hommes et femmes, et cela, avec tout ce que ça peut comporter. Cette oeuvre a été implantée et l’Eternel l’a fait croître en s’occupant des mauvaises herbes et il en sera ainsi jusqu’au jour du Seigneur.On retiendra aussi, cependant, que cette servante de Dieu a prêché, enseigné, évangélisé à l’intérieur des frontières et à l’extérieur, hissé haut le drapeau de notre pays dans des contrées lointaines. Une véritable ambassadrice! Des milliers d’âmes sauvées et l’évangile jusqu’aux extrémités de la terre, comme recommandé par le Seigneur. Je l’ai rencontrée plusieurs fois et je me suis retenu à réagir sur sa mort commentée diversement. Cela dans la mesure où il n’est pas aisé de servir le Seigneur. Jésus-Christ a été traité de serviteur de Belzébul et pire encore.

A tout prendre, son oeuvre aura été grandiose, imparfaite, certes mais grandiose, ne déplaise! Car, nul n’est prophète chez soi. Quant aux familles meurtries et lésées par le Ministère Chrétien du Combat Spirituel, nous disons : Gloire à Dieu! C’est lui le juste juge. Condoléances à la famille Olangi et Wosho ainsi qu’à tous les combattants du MCCS à travers le monde.
To God be the glory !

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