Société

Journée internationale de la femme 2018

L’ heure est venue : les activités rurales et urbaines transforment la vie des femmes

Le mois de mars 2018 sera marqué, comme chaque année, par la Journée internationale de la femme. Cette année, cette journée s’inscrit dans le fil d’un mouvement mondial sans précédent en faveur des droits des femmes, de l’égalité et de la justice. Le harcèlement sexuel, la violence et la discrimination à l’encontre des femmes ont fait la une des médias et ont fortement suscité un débat public stimulé par une détermination affirmée à instaurer un changement.

Aujourd’hui, une évidence s’impose : dans le monde entier, des personnes se mobilisent pour un avenir plus équitable. Cette mobilisation a pris la forme de marches et de campagnes mondiales, dont la campagne MeToo aux États-Unis d’Amérique et les actions équivalentes menées dans d’autres pays, protestant contre le harcèlement sexuel et la violence. D’aucuns estiment que la Journée internationale des femmes 2018 est l’occasion de transformer cette dynamique en action, de favoriser l’autonomisation des femmes dans tous les contextes (ruraux et urbains) et de célébrer les activistes qui travaillent sans relâche à revendiquer les droits des femmes et à réaliser leur plein potentiel.

« Car, le monde du travail est en train de changer, ce qui entraine des implications importantes pour les femmes »

Pour les activistes du monde entier et l’ONU Femmes l’heure est venue de saisir cette occasion de célébrer, d’agir et de transformer partout la vie des femmes.« Féministes tant qu’il le faudra ! » Pendant ce temps, nombreuses sont des femmes qui voudraient plancher sur le thème « Féministes tant qu’il le faudra! ». Un thème qui résonne plus que jamais alors que les derniers mois ont été marqués par des événements sans précédent avec les nombreuses vagues de dénonciation des agressions sexuelles perpétrées à l’endroit des femmes. Travaillons à combattre et à mettre un terme aux multiples violences faites aux femmes, dont celles qui sont commises envers les femmes autochtones. Ici, l’on appelle les femmes à dénoncer aussi davantage l’impact sexiste du néolibéralisme et des mesures d’austérité, dont les coupes dans les services publics, la commercialisation des services éducatifs à la petite enfance et la discrimination systémique en emploi qui persiste pour toutes les femmes et en particulier pour les femmes racisées ou en situation de handicap. Et tant qu’il le faudra, les femmes du monde entier devront revendiquer l’égalité entre elles et les hommes et entre les femmes elles-mêmes.

Par ailleurs, bien des femmes se rappellent les propos de l’année 2017 du Secrétaire général des Nations Unies. « En cette Journée internationale de la femme, nous devons nous engager à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour en finir avec les préjugés éculés, encouraer la mobilisation et le militantisme et promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes », avait indiqué l’année dernière le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, qui a appelé les femmes à plancher sur « Les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50 – 50 d’ici à 2030 », thème principal de 2017.

Car, le monde du travail est en train de changer, ce qui entraine des implications importantes pour les femmes. D’une part, la mondialisation et la révolution technologique apportent de nouvelles opportunités. D’autre part, l’informalité croissante du travail ainsi que des salaires et des revenus instables ou encore de nouvelles politiques fiscales et commerciales ont aussi des effets sur l’autonomisation économique des femmes. À l’occasion de l’édition 2017 de la Journée internationale de la femme, ONU Femmes (l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes) exhortait toutes les parties prenantes à « Franchir le pas » vers l’égalité entre les sexes pour une planète 50-50 en 2030.

A lire aussi