Edito

Lutte des femmes

 
Depuis un bail, le 8 mars de chaque année est la journée internationale de lutte des femmes pour leurs droits. Cette journée est une occasion pour elles de dresser le bilan des progrès réalisés, d’appeler à deschangements et de célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par les femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire de leur pays et de leur communauté.

Cela revient à dire que les femmes voudraient qu’elles soient traitées sur le même pied d’égalité que les hommes. D’autant qu’elles sont capables de faire ce que peuvent faire ces derniers.

En d’autres termes, les femmes sont des Hommes comme les autres. Preuves ? Depuis plusieurs décennies déjà, l’on note de nombreuses femmes excellentes pilotes d’avion,ingénieures, mécaniciennes, chauffeurs des poids-lourds,professeures d’université, médecins, politologues, économistes,juristes, communicologues, militaires, policières,affairistes, sportives (football, catch, motos, autos, cyclisme, boxe, tennis…)… Bref, des super femmes brillantes dans tousles domaines de la vie, qui portent à corriger le dicton qui déclare qu’elles sont du sexe faible. C’est donc à juste titre que les femmes du monde entier revendiquent l’égalité entre elles et les hommes et entre les femmes elles-mêmes.

Cette année 2018, les femmes sont de nouveau appelées à combattre et à mettre un terme aux multiples violences faites contre elles, dont celles qui sont commises envers les femmes autochtones.

La journée plaidoyer que nous projetons d’organiser avec le concours de l’UNFPA rentre dans notre engagement de lutter contre cette mortalité dont le taux froisse la conscience de toute personne imbue d’humanisme.

Ici, l’on appelle les femmes à dénoncer aussi davantage l’impact sexiste du néolibéralisme et des mesures d’austérité, dont les coupes dans les services publics, la commercialisation des services éducatifs à la petite enfance et la discrimination systémique en emploi qui persiste pour toutes les femmes et en particulier pour les femmes racisées ou en situation de handicap. Dans cette livraison, la rédaction de Grace Monde planche en couverture sur la mortalité maternelle à la couche en RDC dont le taux très élevé (plus de 850 décès par an) paraît difficile à éponger. Il est bien de se dresser pour la parité et l’autonomisation. Il est aussi bien de lutter contre la mortalité maternelle, car nombreuses sont des femmes qui meurent chaque année pendant la grosse ou l’accouchement. Les femmes doivent donc continuer à secouer terre et ciel à travers des journées de plaidoyer pour atteindre leurs objectifs. Ainsi, nous nous sommes résolu à hausser le ton et à dénoncer la mortalité maternelle et néonatale dont le taux est alarmant depuis un bail sans que personne ne s’en inquiète.

Après examen, nous plaidons pour la gratuité de l’accouchement en RDC. Une gratuité conditionnée qui pourrait éponger ce drame évitable, selon des médecins. Plus, dans ce chapitre, nous martelons sur la césarienne qu’est l’une de ses causes dans beaucoup de maternités à Kinshasa. Considérée comme l’ultime recours pour sauver la maman, le bébé ou les deux, la césarienne est aujourd’hui banalisée, monnayée à la carte et cause de nombreux décès dans nos hôpitaux. Pourtant il est prouvé qu’elles ne sont pas toutes nécessaires et devraient être gratuites comme sous d’autres cieux.

La journée plaidoyer que nous projetons d’organiser avec le concours de l’UNFPA rentre dans notre engagement de lutter contre cette mortalité dont le taux froisse la conscience de toute personne imbue d’humanisme. A l’effet de mettre fin à la mortalité maternelle et néonatale dans nos maternités,nous plaidons pour la gratuité de l’accouchement en RDC.

Rester de marbre face à ce drame serait de la non assistance à personne en danger et rien d’autre.

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